Le parrain 2018 (roman)

Avec Le désert ou la mer Ahmed Tiab a remporté notre prix Calibre 47 édition 2017. Il est ainsi notre parrain cette année. 

 

Le vendredi 9 mars 2018 à 16h, elle participera également à un thé littéraire organisé à la bibliothèque municipale de Bon-Encontre.

Voici son nouveau roman toujours édité aux Editions de l'Aube, collection Noire. 

 

Marseille, 2017. Les vidéos d'exécutions circulent sur le net et donnent des idées à un groupe d'adolescents admiratifs devant la détermination et la froideur des bourreaux de Daesh. Le commissaire Franck Massonnier, dont la vie sera bouleversée par l'irruption du jeune inspecteur Lotfi, enquête sur une affaire entre trafic de drogue et islamisme, dans laquelle il se retrouvera personnellement mêlé. Sa fille Maï, adolescente perdue entre le divorce de ses parents et la nouvelle vie de son père, décide d'entrer elle aussi dans la cour des grands. Mais sera-t-elle à la hauteur du jeu proposé ? Avec ce nouveau polar, Ahmed Tiab décrit les rapport complexes entre parents et adolescents, confrontés à la brutalité d'un monde nouveau. Un roman implacable où l'humanité n'est jamais absente.


Le parrain 2018 (BD)

Avec Mort aux vaches Romain Renard a remporté le prix Polar'Encontre. Il est ainsi notre parrain cette année.  

 

Fils de Claude Renard, Romain Renard est diplômé de l’Institut Saint-Luc à Bruxelles. Il a réalisé de nombreux storyboards pour le cinéma et la publicité. Il a travaillé également à l'élaboration d'un jeu vidéo appelé "Amazonia " et collaboré avec l’équipe de Franco Dragone sur de nombreux projets tant aux États-Unis qu’en Belgique.  Il évolue également dans la musique et la scénographie de spectacle en étant l’auteur-compositeur du groupe de rock français baptisé ROM dont le premier album, "L’étoile du sud", vient de sortir. Chez Casterman, il a signé "American Seasons" (en colaboration avec Yves Vasseur), primé meilleur album au festival du Polar de Cognac en 2005, The End- Jim Morrison, dans la collection "Rebelles", l'adaptation du roman de Daniel Woodrell, "Un hiver de glace", en 2011 et les illustrations pour le City-Guide Montreal/Québec aux éditions Lonely Planet/Casterman.  Avec "Melvile", une collection de récits se déroulant dans la même ville, il réalise une oeuvre forte et personnelle qui témoigne d'une maturité artistique certaine. Le tome 2 est paru début 2016.

Invités romans 2017

Timothée Demeillers est né en 1984. Il est passionné par l’Europe centrale et orientale.

Après avoir longtemps vécu à Prague, il s’est désormais établi entre Paris et Londres, et il partage son temps entre le journalisme et la rédaction de guides touristiques.Prague, faubourgs est, son premier roman, est paru chez Asphalte en 2014.

Jusqu'à la bête son dernier roman paru en 2017 est particulièrement noir. L'une des raisons est peut-être son réalisme. C'est le récit d’un basculement, mais également un roman engagé faisant résonner des voix qu’on entend peu en littérature. Il a reçu le prix des jeunes romanciers Le Touquet-Paris-Plage, prix du jury 2017.

Patrick K. Dewdney est né en Angleterre en 1984, et réside en France depuis l'âge de sept ans. Après un cursus scolaire dans la filière des lettres, son premier roman est publié en 2007. De nature curieuse et engagée, il écrit successivement de la poésie, du polar et du roman noir avant de signer pour une saga de Fantasy au Diable Vauvert. Féru de nature et de culture, il habite actuellement dans la campagne limousine.

Écume est son dernier roman paru en 2017 aux éditions La Manufacture de Livres. 

Diplômée de l'IEP de Paris, Jeanne Faivre d’Arcier est chasseur de têtes pour l’industrie des cosmétiques, des produits de luxe, le monde des médias et de la communication.

Elle se partage entre Paris, où elle vit, à Pigalle, et le Cap Ferret, où elle trouve son inspiration face à l’océan et à la forêt landaise. Ses livres sont fortement nourris de ses voyages et de ce goût pour l’Orient, au sens où l’entendaient les orientalistes du dix-neuvième siècle. Ses romans sur les vampires sont autant des récits fantastiques que des livres d’aventure, des dérives dans le temps et l’espace. Enfin l’une de ses sources d’inspiration récurrente est la transgression sexuelle. L’interdit est présent dans tous ses livres, qu’il s’agisse des romans consacrés aux vampires, de la biographie d’une chanteuse juive tunisienne brûlée vive par un amant éconduit, ou de son roman noir : L’Ange blanc s’habille en noir. 

Son dernier roman noir Les Encombrants est paru en 2017.

Christophe Guillaumot, né à Annecy en 1970, est capitaine de police au SRPJ de Toulouse, responsable de la section « courses et jeux ». En 2009, il obtient le prix du Quai des orfèvres pour Chasses à l’homme (Fayard). Avec Abattez les grands arbres (Cairn, 2015 – Points mars 2018) et La Chance du perdant (Liana Levi 2017), il impose une série mettant en scène le personnage de Renato Donatelli, dit le Kanak, librement inspiré d’un policier calédonien avec qui il a fait ses premières armes dans la police. La Chance du perdant est dans la sélection du Prix des lecteurs de Quais du polar.


Mi Jianxiu, né en 1961, a publié plusieurs ouvrages autour du personnage du juge Li. Mi Jianxiu est le pseudonyme de Michel Imbert enseigne à l'École Nationale Supérieure d'Architecture (ENSA) de Toulouse depuis 1998. 

Depuis quelques années, parallèlement à une pratique artistique contemporaine, il s'est tourné vers l'écriture pour mettre en scène sa connaissance de la société chinoise moderne.

Il publie ses romans noirs aux éditions de l'Aube.

Né en 1975, Marin Ledun est romancier. Il a déjà publié une vingtaine de romans, dont En douce (Prix Transfuge du meilleur polar français 2016), Au fer rouge, L’homme qui a vu l’homme (Prix Amila-Meckert 2014, sélection 2016 Prix Polar SNCF), Dans le ventre des mères, Les visages écrasés (Trophée 813 du roman français 2011 ; Grand Prix du roman noir 2012 du Festival International du film policier de Beaune), et La Guerre des Vanités (Prix Mystère de la critique 2011), et écrit des pièces radiophoniques pour France Culture et France Inter. Docteur en sciences de l’information et de la communication, il est également l’auteur ou le coauteur d’essais, dont Pendant qu’ils comptent les morts (2010) et La vie marchandise (2013). Les visages écrasés a été adapté pour Arte et au cinéma sous le titre Carole Matthieu par le réalisateur Louis-Julien Petit, avec Isabelle Adjani, Corinne Masiero, Ola Rapace, Pablo Pauly et Sarah Suco. Il est sorti en salle le 7 décembre 2016. Son dernier roman, Ils ont voulu nous civiliser, est paru aux éditions Flammarion le 11 octobre 2017.

Aníbal Malvar est né en Galice. Journaliste de profession, il traite dans ses articles de l’ETA, d’immigration et du trafic de drogues. Il est également romancier, et écrit aussi bien en castillan et qu’en galicien. Dans ses récits, il allie son talent de conteur à sa légitimité de reporter.

Hugues Pagan est né le 17 avril 1947 à Orléansville (Algérie). Études secondaires, puis supérieures, aboutissant à un mémoire de maîtrise en philosophie portant sur L'essence de la Vérité (Vom Wesen der Warheit, Lecture d'Hölderlin par Heidegger). Enseigne quelques années, puis, après divers jobs, entre dans la Police en juin 1973. La quitte en 1997 avec le grade de Commandant de Police Principal.

À partir de 1981, écrit une dizaine de romans policiers, pour la plupart parus ou réédités aux éditions Rivages. Pour mémoire : La Mort dans une Voiture solitaire, Je suis un soir d'été, L'eau du bocal, Vaines Recherches, Boulevard des Allongés, Last affair, L'Étage des Morts, Tarif de groupe… En 1997, sort Dernière station avant l'autoroute. A également écrit une vingtaine de nouvelles éditées dans diverses revues ou recueils, dont Ostende, Le Onzième Commandement, ou Conduite en état d'ivresse… Dernier ouvrage paru : Profil Perdu, éditions Rivages - 2017. Auteur de scénarios tournés pour le cinéma et la télévision, (Vaines Recherches, puis le Jour du Serpent et Mort d'un Zombie (France 2), Paul Sauvage (M 6), Les Aveux de l'Innocent de JP Ameris, etc.), il est aussi le créateur, directeur de collection et auteur de la série "Police District" (18 épisodes sur M6), initiateur de la série "Mafiosa") sur Canal+ (8 fois 52 mn), ainsi qu'à celle d'une série policière à caractère historique, "Nicolas LeFloch, Commissaire de Police au Châtelet", sur France2 à partir des ouvrages de Jean-François Parot. A écrit le scénario des "Hommes dans l'Ombre", téléfilm docu-drama de 90 mn pour Canal+ portant sur le SAC et diffusé en novembre 2005, ainsi que celui de l'OTS (Ordre du temple solaire), docu-fiction diffusé en décembre 2005 sur FR. Auteur également d’une série policière sur France 2, intitulée "Un flic", et dont douze épisodes ont été diffusés.Retiré depuis 1997 en Charente-Maritime, tout aussi insensible aux hommages qu'à la critique, Hugues Pagan est tout de même Chevalier des Arts et des Lettres, célinien et jazziste dans l'âme, styliste sourcilleux et Ariégeois de nature.

Serge Quadruppani, né en 1952, a écrit une trentaine de romans, dont quelques-uns ne sont pas des romans noirs, et une dizaine d’essais ou d’enquêtes. Dernier titre paru : Loups Solitaires, Métailié, 2017. Il publie des fictions et des articles sur divers supports comme Lundi Matin, Siné Mensuel ou Le Monde Diplomatique. L’ensemble de ses écrits donne le sentiment d’une profonde hostilité à l’existence même du capitalisme. A travers son activité de traducteur et de directeur de la collection Bibliothèque italienne chez Métailié, il a contribué à faire connaître quelques-uns des auteurs outre-alpins parmi les plus importants :  Camilleri, De Cataldo, Evangelisti, Wu Ming, Carlotto, Lucarelli, etc.

Née à Bègles (Bordeaux), Sandrine Roy a fait des études de Lettres

modernes qui ont affirmé son goût déjà prononcé pour la lecture et l’écriture

qu’elle pratique depuis son plus jeune âge. Depuis 11 ans, elle vit tout près de

Montauban où elle espère rester le plus longtemps possible.

Travaillant en milieu scolaire, elle essaie de transmettre son amour des

livres aux collégiens qui croisent sa route.

Passionnée par la langue anglaise, le héros de son premier roman, Lynwood Miller, ne pouvait être qu’Américain…

Né en 1953 à Paris dans une famille franco-britannique, Romain Slocombe est l’auteur de plus de vingt romans, dont Monsieur le Commandant, (prix Nice-Baie des Anges, prix Calibre 47, prix Jean d’Heurs, trophée 813 et sélection du prix Goncourt), Première station avant l’abattoir (prix Mystère de la critique, prix Arsène-Lupin) et L’Affaire Léon Sadorski qui a reçu le prix Libr’à Nous (catégorie polars) et a également figuré sur la liste du Goncourt.

Ahmed Tiab : Je suis né en 1965 à Oran, en Algérie et j'y ai vécu jusqu'à l'âge de 25 ans. J'ai obtenu une licence de traducteur à l'université d'Oran en 1988. En 1990 j'émigre à Paris et m'inscris en maîtrise d'Espagnol à Paris IV Sorbonne. J'obtiens la nationalité française en 1995. Après avoir exercé plusieurs métiers et vécu en plusieurs endroits, je me fixe dans la Drôme et choisis finalement de devenir enseignant, contractuel. J’enseigne les langues étrangères.

Après vingt ans passés dans l'enseignement et la formation, Jean-Christophe Tixier a écrit une vingtaine de romans dans des genres et pour des âges différents.

 

Il est aussi l’auteur de nouvelles et de fictions radiophoniques qui ont été diffusées sur France-Inter.

Né en 1958, à Bordeaux, Philippe Laguerre (Ward), c’est d’abord l’éditeur de Rivière Blanche, un éditeur hors normes, qui publie des anthologies, des romans inédits, des rééditions, des ouvrages qui, en général, ne trouveraient pas leur public dans des structures plus importantes, mais l’atteignent avec lui.

C’est aussi, seul ou avec Sylvie Miller, un écrivain. Avec une quinzaine de nouvelles, un recueil, Noir Duo (Rivière Blanche) et un roman (Le Chant de Montségur), Sylvie Miller et Philippe Ward sont devenus l’un des rares couples littéraires de l’imaginaire français.

Philippe Ward écrivain, en solo, est un passionné de fantastique à qui l’on doit Artahe (Cylibris), La Fontaine de jouvence ou 16, rue du Repos (Rivière Blanche).

Invités BD 2018

Pierre Alary pour "Silas Corey", éditions Glénat

Nous accueillerons Pierre Alary afin de présenter l’intégrale de la série Silas Corey. Quatre albums étaient parus consacrant un héros naviguant dans les eaux troubles de la fin de la première guerre mondiale. C’est du polar, mais aussi de l’espionnage, de l’histoire, du noir. Les scenarii qui font la part belle aux personnages et aux dialogues sans ternir l’intrigue sont de Fabien Nury. Et le personnage central est probablement l’abominable anti-héros  le plus épatant de la BD. Tout sauf manichéen. Je regrettais les couvertures des albums mais le problème a disparu avec cette intégrale.

Laurent Audouin, pour "Les aventures fantastiques de Sacré Cœur", éditions Petit Lézard, et "Les Enquêtes de Mirette", éditions Sarbacane

Certains me diront ce n’est pas de la BD. Il y a du dessin, des vignettes, des bulles, pardon des phylactères, des cartouches. Donc, c’est de la BD. En fait , seul le montage fait référence aux albums jeunesse. Cela tombe bien, le public visé est bien celui-là.

Laurent Audouin est le créateur des Enquêtes de Mirette avec sa comparse Fanny Joly, une série emplie de vie, fourmillant de gags, d’une richesse folle. Les enfants y sont accros. Pour les aventures de Sacré-Cœur, c’est du même ordre, avec une connotation un peu plus fantastique.

Laurent Astier, pour "Face au mur" les 2 tomes, éditions Casterman

Des dessinateurs et des auteurs réalisent souvent des ateliers dans les prisons. Nous-même chaque année, nous le réalisons avec la maison d'arrêt d’Agen et le centre pénitentiaire d'Eysses.

Laurent Astier y a rencontré un jour Jean-Claude Pautot, 60 piges - 25 ans de cabane et 15 années de cavale. Il s’est livré, totalement. Et ces deux albums relate cette histoire réelle d’une des figures du grand banditisme, 

Vincenzo Bizzarri, pour « La cité des trois saints » avec Stefano Nardella (Scénario) aux Editions Sarbacane

Dans la banlieue d’une ville italienne, Rome, Naples, peu importe, des jeunes zonent entre baston et deals. Des gamins qui veulent s'aimer, un ex-boxeur cocaïnomane en manque, un ex-truand repenti, un mafieux qui cherche à tout contrôler. Une atmosphère réellement explosive. Et un graphisme percutant sans être caricatural qui colle bien à l’histoire et en accentue l’atmosphère. Le scénario est dû à un vieux routier du cinéma italien Stephano Nardella et du coup, la mise-en-scène et le découpage sont parfaits. 

Ivan Brun et Tristan Perreton pour "Prof.Fall", éditions Tanabis

L’histoire d’un employé de bureau, comme il en existe des milliers, prisonnier de son quotidien, menotté par ses habitudes. L’horizon fermé des villes, la menace d’attentats, la routine, tout le pousse vers une grave dépression.

C’est l’histoire d’un schizoïde, salement amoché mais dont la folie lui délivre le pouvoir d’imaginer une réalité cachée. Elle va le conduire vers un pan de la société ignorée, celles des trafiquants, des mercenaires, des proxénètes. Vers une violence, qui, cette fois est bien réelle. Un scénario ambitieux, intelligent et épouvantable par son refus des concessions que le dessin accentue  par un style graphique particulièrement approprié.

On doit cette histoire à Tristan Perreton, que l’on avait découvert avec la série « L’Ombre », six recueils de six épisodes d’un roman-feuilleton édité par les éditions AMORT

Daniel Ceppi, pour "Lady of Shalott" aux éditions du Lombard

Un vieux routier que ce Suisse, auteur complet des aventures du voyageur Stéphane Clément, pilier du journal » A Suivre » et des éditions Casterman. Avec ce 15e "voyage" immobile ou tout au moins cantonné au canton suisse de Genève, l’auteur nous entraine dans une histoire bien sombre se déroulant dans le milieu artistique brutalement plongé dans l’horreur.  Une atmosphère bien glauque soulignée par le dessin, les dialogues et la couleur si caractéristiques de ce dessinateur talentueux.

Chantal Montellier, pour "Sheller market", éditions Les impressions nouvelles

Des clients d’une grande surface se retrouvent enfermés à la suite d’un attentat. Mais d’avoir échappé à la catastrophe se révèle être plongé dans un piège diabolique. La société qui va s’élaborer dans cet espace restreint est une violente métaphore de la société consumériste plus actuelle que jamais. Chantal Montellier nous donne une nouvelle version 37 ans plus tard d’un l’album paru dans les années 1980 aux Humanoïdes Associés. L’époque a changé, il suffisait d’adapter quelques thèmes, d’actualiser en quelque sorte les menaces qui pèsent sur nos démocraties… Une nouvelle version donc, colorisée cette fois, qui accentue la dystopie et donne un regain d’intérêts pour cette histoire culte.

Mana Neyestini, pour "L’araignée de mashhad", éditions ça et là/Arte

Un auteur iranien, exilé à Paris, nous donne à voir avec cet album, une vision de l’Iran et des contradictions qui l’enchainent. L’histoire – vraie – d’un innocent et brave maçon qui ne fait que suivre des préceptes religieux. Un homme d’honneur en quelque sorte mais, tueur en série. Lutte entre des pouvoirs hypocrites, qu’ils soient laïques  ou religieux, personnages forts loin de tout manichéisme, traits simples, vifs et efficaces, un ensemble qui font de cet album un document exceptionnel.

Lauréat du prix Polar’Encontre 2017, Romain Renard revient après avoir réalisé l’affiche de l’édition 2018

Jules Stromboni, pour "Mazzeru" chez Casterman

Au cœur du maquis corse, un jeune berger est contraint au travail par un père autoritaire et violent. Entre bois et rivières, une jeune boulangère, éprise de liberté, s’adonne à l’innocente découverte de la liberté.  Une histoire d’amour en devenir ? On est sur le fil du rasoir, et ces gamins tombent  du mauvais côté, celui d’un viol… Un livre splendide d’un auteur particulièrement doué. Certains y verront un livre d’art. Ils n’auront pas tort, le procédé graphique utilisé s’apparentant certes plus à la gravure qu’au dessin. Peu importe. La narration en vignettes, le montage des planches, en font un album de bandes-dessinées d’une puissance émotionnelle exceptionnelle.