David Cenou est agenais. Ce n’est pas ce voisinage qui explique sa présence à Polar’Encontre, mais bien plutôt la qualité de son travail. Né en 1971, après une longue dérive en enfer, il trouve une rédempteion dans la peinture, puis, la quarantaine atteinte, il perce auprès du grand-public avec une BD autobiographique Mirador, tête de mort (La Boîte à Bulles), un ouvrage sans concession sur son passé de skinhead. Il utilisera également sa propre expérience pour Panthers in the Hole, sur un scénario de son frère Bruno (coédité par Amnesty International et La Boîte à Bulles) qui relate le destin tragique de Robert Hillary King, Albert Woodfox et Herman Wallace, des militants Black Panther maintenus plus de 40 ans à l'isolement. Sa dernière œuvre, Un Juste, retrace avec émotion et dignité l'histoire de son propre arrière-grand-père, là-aussi une coédition de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, l’Association Yad Vashem et La Boite à Bulle.

 

Né en 1968 à Saint-Étienne, Deloupy est diplômé des Beaux-Arts d'Angoulême, section bande dessinée. Il travaille comme illustrateur indépendant pour la publicité mais surtout pour l'édition jeunesse (aux éditions Magnard, Bayard, Castor, J’ai lu, Koutchoulou, Lito) sous son vrai patronyme, Serge Prud'homme. Dessinateur, il collabore avec Alain Brechbuhl pour Collisions en 2004 et avec Alep pour Comixland en 2006. Publiant également sur son blog personnel, certaines des histoires viendront enrichir le catalogue des éditions Jarjille dont il est un des fondateurs (Pour de vrai, pour de faux - Un gars, une fille - Sans commentaire). C’est chez cet éditeur qu’il publiera L’introuvable suivi de Faussaires, sur scénario d’Alep, tous deux regroupés en une intégrale en 2016 ; un polar en hommage à la BD. A noter qu’il travaille également pour nombre d’institutions telles que le Musée d'Art Moderne de Saint Etienne ou la FRAPNA (Fédération des Associations de Protection de la Nature de Rhône-Alpes).

 

 

Originaire de Bretagne, Eugénie Lavenant est née en 1975. Elle crée sa revue graphique Tricote en 2005, six numéros verront le jour. En 2008, elle participe à l’exposition des Jeunes gens modernes chez Agnès b à Paris puis à Hong Kong. Après son exposition chez Ofr à Paris, elle exposera à Berlin avant de collaborer avec la revue Rock and Folk. Suivront deux livres aux éditions Matière Cocaine et chaussons blancs en 2010 qui met le quotidien en scène de Amy Winehouse et La messe est dite en 2011 sous la plume de Marc Villard. C’est début 2012 qu’elle rencontre Jean Vautrin avec qui une collaboration s’amorce et donne naissance à la bande dessinée Le pogo aux yeux rouges. aux éditions Sarbacane. Août 2015, le roman graphique Babyboom voit le jour avec les éditions de La Boite à bulles. Suivra une Soirée signature en hommage à Jean Vautrin qui nous a quitté fin juin après la relecture de l’ouvrage finalisé. Aujourd’hui, Eugénie Lavenant travaille sur de nouveaux projets dont un de ses propres textes et sur l’adaptation d’une nouvelle de Romain Slocombe.

 

 

Faire éclater les codes du polar, tout en conservant ceux de la BD classique, une gageure que les frères Maffre ont su relever avec talent. Si le territoire de l’action - les Etats-Unis - est classique au roman noir, l’époque l’est moins ; l’action se passe en effet lors de la conquête de l’ouest. Et pour couronner le tout, l’enquêteur n’est ni un policier, ni un détective mais un croque-mort ! Bien que Julien Maffre ne soit pas le premier venu (il a dessiné la série Le tombeau d’Alexandre scénarisée par Isabelle Dethan chez Delcourt et 2 albums de la série La banque de Pierre Boisserie et Philippe Guillaume chez Dargaud), c’est donc sur un scénario de son frère Frédéric qu’il acquiert une notoriété méritée. Julien, né à Castres en 1981, réside actuellement à Angoulême. Il nous arrive en Lot-et-Garonne avec son tout nouvel album La cité des sauvages qui voit la suite des aventures de Stern, ce limier hors du commun.

 

 

Née à Nancy en 1978, les études de Laureline Mattiussi l’ont fait voyager, Aix en Provence pour des études aux Beaux-Arts, Angoulême où elle étudie la bande dessinée (et où elle participe à la création des éditions de La Maison Qui Pue) et enfin Bordeaux où elle décide de faire escale afin d’enseigner le dessin. Elle pimente sa vie en s’engageant dans les activités d’un atelier graphique que fréquentent nombre de dessinateurs de BD regroupés par une joyeuse folie de création. Elle travaille alors des historiettes regroupées dans l’album les Petites hontes enfantines (2006). Mais sa « folie » s’exprimera pleinement en 2010 avec les 2 Albums composant L'île au poulailler (Glénat), une histoire de pirates dominée par un magnifique portrait de femme. Mis en couleurs par Isabelle Merlet, cette histoire lance ces deux autrices dans le monde de la BD (Prix Artemisia 2010). D’autant que suit une nouvelle histoire en 2 tomes, scénarisée par Sol Hess et tout autant iconoclaste, La Lionne, qui cette fois-ci visite la Rome antique (Glénat). Parallèlement à la bande dessinée, elle signe quelques pages dans des recueils collectifs (Tribute pour Popeye aux Éditions Charrette, Egaux sans égo Chez Locus Solus, Être là avec Amnesty international chez Futuropolis) et réalise des performances graphiques en direct avec notamment le groupe The Sympatik's ou Un Autre Monde dont elle est la maîtresse d'œuvre graphique. Aujourd’hui, elle vient de publier une adaptation de nouvelles noires de Carols Salem : Je viens de m'échapper du ciel chez Casterman.

 

Stéphane Oiry est un dessinateur de bande dessinée français né en 1970 à Nantes. Il vit actuellement au Mans et enseigne l'illustration à l'École de Condé (Paris XV). Après des études d'architecture à Strasbourg, il décide de s'orienter vers l'illustration et la bande dessinée. Il travaille pour le dessin animé (La Mouche, La Famille Bordemer), la presse (Le Monde, XXI, The Kooples), l'édition jeunesse. En 2002, il rejoint L'Atelier du Coin où se succéderont Gwen de Bonneval, Matthieu Bonhomme, Dorothée de Monfreid, Hubert Boulard, Nicolas Hubesch, Marie caillou, Denis Ritter, Charlie Jouvet, Caroline Pauchant. En 2004, il fonde le magazine Capsule Cosmique dont il devient rédacteur en chef adjoint. Stéphane Oiry a été nominé trois fois au Festival d'Angoulême pour Les passe-murailles, tome 1&2 et Une vie Sans barjot. Maggy Garrisson T3 parait en 2016.

 

Le petit étudiant en infographie n’imaginait pas que la notoriété lui arriverait par cet objet désuet, que dis-je, carrément archaïque… le crayon. C’est en effet en travaillant sur une petite bande dessinée pour son projet de fin d’études que François Ravard rencontre Loïc Dauvillier, avec qui il réalise une adaptation en deux tomes de la nouvelle fantastique de Nicolas Gogol, "Le Portrait" (éditions Carabas 2005 et 2007). Passant du dessin aux scénarii, il publie le désopilant « Viking » avec Matthieu Maudet (2 tomes chez Carabas 2006 et 2007), participe au recueil de récits consacrés au Canal Saint-Martin « Nous n'irons plus ensemble au canal Saint-Martin » (les Enfants Rouge 2008). Connoté auteur pour la jeunesse, « Elvis » (2008), il passe au polar avec « Hamlet 1977 » (Casterman) sur un scénario de H.R. Vaughn, d'après la pièce de William Shakespeare avant d'entreprendre une fructueuse collaboration avec Philippe Richelle chez Glénat (2 tomes « Les mystères de la Cinquième République » (2013 et 2014).et Aurélien Ducoudray chez Futuropolis : « La faute aux chinois (2011), « Clichés de Bosnie - Bosanska slika » (2013). C’est avec le même qu’il vient nous présenter son tout récent « Mort aux vaches », un polar qui rappelle un certain cinéma français des années 80 trop tôt disparu, une BD totalement déjantée à hurler de rire, tout en gouaille et truculence, dont le plus remarquable est la symbiose auteur/dessinateur.

 

Fils de Claude Renard, Romain Renard est diplômé de l’Institut Saint-Luc à Bruxelles. Il a réalisé de nombreux storyboards pour le cinéma et la publicité. Il a travaillé également à l'élaboration d'un jeu vidéo appelé "Amazonia " et collaboré avec l’équipe de Franco Dragone sur de nombreux projets tant aux États-Unis qu’en Belgique.  Il évolue également dans la musique et la scénographie de spectacle en étant l’auteur-compositeur du groupe de rock français baptisé ROM dont le premier album, "L’étoile du sud", vient de sortir. Chez Casterman, il a signé "American Seasons" (en colaboration avec Yves Vasseur), primé meilleur album au festival du Polar de Cognac en 2005, The End- Jim Morrison, dans la collection "Rebelles", l'adaptation du roman de Daniel Woodrell, "Un hiver de glace", en 2011 et les illustrations pour le City-Guide Montreal/Québec aux éditions Lonely Planet/Casterman.  Avec "Melvile", une collection de récits se déroulant dans la même ville, il réalise une oeuvre forte et personnelle qui témoigne d'une maturité artistique certaine. Le tome 2 est paru début 2016.

1971 : Naissance d'Alexis Robin à Blois. Le jeune Alexis découvre la B.D. avec les albums de Hergé, avant de tomber sous le charme de Moebius, dont il apprécie l'incroyable faculté de changer de style graphique. 1990 : Entrée à l'Institut Saint-Luc de Bruxelles, où il suit pendant quatre ans les cours de bandes dessinées. 1996 : Alexis Robin s'installe ensuite en région parisienne et publie ses premiers travaux aux Éditions [Treize étrange] : il participe ainsi au collectif L'Air de rien et illustre un ouvrage de Jean-Luc Baticle, Demain est un autre jour, dans la collection << Noir Desseins >>.
2000 : Son premier album, Si j'ai bonne mémoire, paraît dans la collection Tohu-Bohu des Humanoïdes Associés. En 2016 parait La poussière de plomb (One Shot).

Titwane, de son vrai nom Pierre-Antoine Thierry, est illustrateur et carnettiste.
Il est l'auteur, avec Raynal Pellicer, des livres "Brigade criminelle, immersion au cœur du 36 quai des orfèvres" (2015) et "Enquêtes Générales, immersion au cœur de la brigade de répression du banditisme" (2013) aux Éditions de la Martinière. Il a collaboré aux numéros 6 et 10 de La Revue Dessinée. Outre de nombreuses illustrations dans le domaine de la communication, notamment culturelle, il a réalisé les illustrations des ouvrages "Au secours, mes petits-enfants débarquent" (2015), "Histoires d'arbres remarquables" (2014), «Quand la nature inspire la science» (2012), "Toulouse, la nature au coin de ma rue" (2013) et «Pistes» (2013) aux éditions Plume de carotte, les illustrations de couverture du magazine «Là-Bas» (2012-2013), ou encore des carnets de voyage animés pour l’émission «Ce soir on dîne ailleurs» diffusée sur TF1 (2011). Dans le domaine de la jeunesse, il a notamment illustré 4 tomes de la série "Le Château magique" (2012-2013) pour Bayard Jeunesse Éditions. Depuis octobre 2014, il illustre la série "Oscar le Médicus" d'Eli Anderson pour Albin Michel Jeunesse (tomes 1 & 2 en octobre 2014, tome 3 en janvier 2015, tome 4 en avril 2015 et tome 5 en octobre 2015).